Les Hirondelles de Kaboul

C’est au Vendôme, cinéma sorti dans une autre époque, que je suis allée découvrir ce film d’animation réalisé par Zabou Breiman et Eléa Gobbé, d’après le roman de Yasmina Khadra, dont la presse parle tant.
Sentiments troublés face à ce film : la douceur des aquarelles, des paysages et visages sont en totale opposition avec l’histoire terrible et dure de ce roman. En regardant ces tableaux, on ne peut s’empêcher de penser aux dessins pour enfants (c’est d’ailleurs le même studio que celui d’Ernest et Célestine) mais ce sont la guerre, l’obscurantisme, l’horreur qui tissent la trame de ce film. Le film est lent, trop lent à certains moments mais cette lenteur permet de s’imprégner de certaines images et du poids de l’atmosphère de Kaboul. Et ces images qui restent ancrées dans la mémoire sont celles de la participation de Mohsen, jeune prof d’histoire, à la lapidation d’une femme, la chaleur et la vue sous le tchador de Zunaira, le croisement des regards d’Atiq et de Zunaira. Finalement la douceur des aquarelles ne symbolise-t-elle l’humanité sous les balles et les désastres de la guerre ?

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